9 aliments moins vegan que vous ne le croyez

Ingrédients cachés·6 min de lecture·Mis à jour en septembre 2026
Un assortiment de produits du quotidien sur une surface claire

Le difficile, quand on mange vegan, n'est pas d'éviter la viande. Ce sont les produits qui semblent entièrement végétaux et ne le sont pas, parce que quelque chose d'animal est intervenu quelque part dans le procédé sans jamais atteindre l'étiquette.

1. Le sucre blanc

Certains sucres de canne sont filtrés sur du noir animal — de l'os de bovin carbonisé — pour obtenir leur blancheur. Rien n'en subsiste dans le produit fini : c'est un auxiliaire technologique, il n'a pas à être déclaré. Le sucre de betterave n'en utilise jamais, et le sucre de canne bio en général pas non plus. Si le point compte pour vous, visez betterave ou bio.

2. La bière et le vin

Les deux sont couramment clarifiés avec des produits animaux : colle de poisson (vessie natatoire) pour la bière, gélatine, blanc d'œuf ou caséine pour le vin. Encore des auxiliaires, encore non listés. De plus en plus de producteurs indiquent « convient aux vegans » précisément parce que la question revient sans cesse.

3. Les bonbons rouges et roses

Le E120, aussi écrit carmin ou cochenille, est un colorant rouge fabriqué à partir d'insectes broyés. On le trouve dans les bonbons, certains yaourts, des boissons et des cosmétiques. Celui-là figure sur l'étiquette — sous forme d'un numéro que presque personne n'a jamais cherché.

4. Les bonbons brillants et les fruits brillants

Le E904, shellac, est une résine sécrétée par un insecte. C'est le glaçage des bonbons durs, des dragées chocolatées et — bien plus souvent qu'on ne le croit — des pommes et agrumes, pour les faire briller en rayon. Les fruits en vrac ne portent généralement aucune liste d'ingrédients.

5. Le jus d'orange et les boissons « bonnes pour le cœur »

Les jus enrichis ajoutent souvent des oméga-3 issus d'huile de poisson ou de la vitamine D3 issue de lanoline, la graisse de laine de mouton. L'enrichissement est un argument imprimé sur la face avant ; son origine, non.

6. Le pain

Le pain industriel peut contenir de la L-cystéine (E920), un améliorant de pâte historiquement produit à partir de plumes ou de cheveux. Des versions synthétiques et microbiennes existent et deviennent la norme, mais le code seul ne dit pas laquelle a été employée.

7. Les chips et snacks salés

Le « fromage-oignon » est souvent réellement fromager, mais le piège plus large est le E631, inosinate disodique, un exhausteur de goût fréquemment issu de viande ou de poisson. On le trouve dans quantité de snacks salés qui paraissent végétaux par ailleurs.

8. Le pesto et les sauces au parmesan

Le parmesan traditionnel utilise de la présure animale, une enzyme issue de caillette de veau. Beaucoup de fromages à pâte dure aussi. Cela concerne autant les végétariens que les vegans, et c'est rarement précisé au-delà du mot « présure ».

9. Les chewing-gums

La gomme base peut contenir de la lanoline ou de l'acide stéarique d'origine animale, et l'enrobage est souvent du shellac. La gomme base est déclarée « gomme base », ce qui ne révèle rien.

Le point commun des neufTous échouent pour la même raison structurelle : la réglementation impose de déclarer les ingrédients, pas les auxiliaires technologiques. Le noir animal, la colle de poisson et les agents de collage sont légalement invisibles. Aucun scanner ne peut lire ce qui n'a jamais été écrit — d'où l'utilité réelle d'une app : signaler ceux qui sont déclarés, et dire clairement quand la réponse est indécidable à partir de l'étiquette.

La courte liste à mémoriser

Si vous retenez cinq codes, vous attrapez l'essentiel de ce qui se cache à découvert :

  • E120 — carmin, issu d'insectes
  • E441 — gélatine
  • E542 — phosphate d'os
  • E904 — shellac, issu d'insectes
  • E913 — lanoline, issue de la laine

Et deux mots à traiter comme des inconnues jusqu'à preuve du contraire : « arôme naturel » et « émulsifiant » sans origine précisée.